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08. 29 décembre 2007

samedi 9 février 2008.


Serigne Saliou Mbacké Khalife général des mourides est décédé cette nuit à l’âge de 92 ans. Le deuil national de 3 jours est décrété dans la soirée. Le programme prévu va donc devoir être modifié car il n’est pas possible de prévoir des activités festives pendant ce deuil : football, sabar, langabouré et autres sont donc reportés. Abdou Dia avait prévu un langabouré, sorte de jeu de piste. Mais cela est reporté d’abord puis annulé ensuite. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous allons en profiter pour passer une journée plus calme. En effet, les activités prévues par les professeurs sénégalais sont nombreuses et variées.

Les jeunes vont découvrir les maisons des sénégalais chez lesquels ils ne dormiront pas (Ibrahim ou Saliou par exemple) pendant que les responsables vont mettre à jour le planning. Ensuite, une rencontre est prévue avec les responsables de l’association des ressortissants de Malem-Hodar. Le frère d’Ibrahima Faye, un jeune du projet, est responsable de cette association et nous en expliquera l’importance, par exemple pour assurer une certaine solidarité et entraide au sein des écoles supérieures des grandes villes. Les jeunes sénégalais posent des questions intéressantes et le débat en est enrichi. Parmi les mots les plus souvent utilisés lors des différents exposés et débats auxquels nous avons participé, c’est sans doute le mot « solidarité » qui est le plus frappant. On sent que cette solidarité interpersonnelle est vraiment une notion essentielle dans la société sénégalaise.

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Réunion de travail au CEM

Fin d’après-midi à l’abri de la chaleur sous le manguier de la cour de la maison des professeurs. Cette maison est un rectangle d’environ 25 mètres de côté sur une dizaine. Une galerie couverte donne accès aux portes des 5 chambres fort dénudées des professeurs. Pas de meuble, ni d’armoire, juste un matelas et un bureau. Pas d’eau courante non plus. Wc, endroit pour se laver et abri de cuisine en tôles ondulées se trouvent dans la cour. Au milieu, le manguier. C’est dans cette cour ou sous la galerie que nous prendrons tous nos repas. Cette maison n’est donc pas un palais, loin de là, mais l’accueil et l’hospitalité reçus ainsi que la cuisine de Mame M’Backé Faye nous la font comparer à un havre de paix, de tranquillité et de rencontres. En effet de nombreuses personnes étrangères au projet se joignent à nous pour les repas, selon la coutume sénégalaise qui veut qu’il y a toujours une part pour le visiteur inattendu : la téranga sénégalaise n’est pas un vain mot !

Fin d’après-midi et travail dans le potager : sarclage et arrosage. Le potager, première étape de la collaboration Saint-Julien - CEM de Malem, est une réussite : 30 m sur 30m, clôturé, portail d’entrée. Malik Sarr, professeur de Sciences et technique en est le principal responsable et c’est sous sa houlette que plantations, travaux et fumure ont lieu. Des légumes variés sont en train de pousser : aubergines, gombos, courgettes, tomates, carottes, salades, navets, oignons, menthe, … Il y a aussi des fruitiers : manguiers et bananiers. Une haie de tabanani, fournis par les eaux et forêt est plantée sur le périmètre du portager. Le travail d’arrosage, facilité déjà par l’adduction d’eau entre l’école et le potager (+/- 110 m) n’est malgré tout pas tâche aisée.

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Saliou et André à l’arrosage

Lorsqu’il y a de l’eau, il faut compter environ ¾ d’heures pour 4 personnes et environ 1500 litres d’eau. Et la tâche doit être réalisée 2 fois par jour, week-end et vacances compris. Des termites ont mis à mal le compost qui devra donc être recommencé. Un bassin de rétention d’eau d’un mètre cube doit encore être achevé. Les premières productions devraient être récoltées fin janvier. Nous nous rendons compte qu’à terme il sera sans doute difficile de continuer cet effort, mais il est sans doute possible, plus tard de transformer ce potager en verger, ce qui demandera moins d’ouvrage. En tout cas, comme pour les autres aspects du projet (centre médiathèque par exemple) il y a une ferme volonté de pérenniser cela.

En début de soirée, nous nous rendons à l’école pour visionner les premières vidéos réalisées. Grand succès et rires garantis.

Adama, occupé à Ngathie, nous rejoint et le principal en profite pour le remercier vivement pour son action. Quelques jeunes sénégalais renchérissent. La suite du voyage par ici

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