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03. En route vers Malem-Hodar

samedi 10 novembre 2007.


4/01/2007

Lever (presque) à l’heure. Une demi-heure plus tard, nous sommes en route pour la gare routière de Pompier. Le taxi s‘arrête 2 fois parce que le moteur fume, mais « pas de problème ». Nous nous installons dans un bus de 50 places à 8h45, il partira à 11h10 ! En effet, il faut le remplir. Au départ, nous sommes 60 plus une grosse moto… On a vu défiler un véritable marché ambulant : fruits, noix, eau, biscuits, lunettes, montres,… tout est possible, même des cartes de téléphone à puce.

Le voyage est très long. Quelques courts arrêts, notamment à Kaolack. Le paysage est superbe mais assez monotone. Des baobabs par milliers disséminés dans la savane. A cette saison les arachides et le mil sont récoltés, tout est donc très sec.

Nous sentons à mesure de notre approche à Malem ce que va être le choc de se retrouver dans cette communauté un peu perdue au milieu de la brousse. A notre descente du car, vers 17h, la charrette du village nous attend. Nous y grimpons puis cahin-caha nous arrivons à Malem Hodar.

C’est un gros village assez étendu. L’accueil, en plus d’être chaleureux, est émouvant car directement on voit, on sent malgré toutes les difficultés que ce qui importe c’est d’accueillir dignement et officiellement l’hôte étranger.

Tout ceux qui comptent dans le village sont là : le chef du village, le vice-président de la communauté rurale, le principal, les enseignants, le président de l’association des parents, les étudiants, le personnel technique. La salle est décorée. Le protocole est prévu . Des discours sont prononcés. On sent que notre présence est importante pour le village. C’est à la fois intéressant et un peu pétrifiant de voir cette mobilisation. : maintenant il va falloir être à la hauteur !

Après la partie officielle, nous nous mettons directement au travail avec le principal, les enseignants et les élèves. Il faut expliquer le projet qu’ils découvrent. La partie n’est pas gagnée, profs et élèves posent des questions, font des remarques. Nous nous mettons d’accord pour nous revoir le lendemain à 10h.

Place au souper. Des femmes du village nous ont préparé un plat de mouton. Nous mangeons à l’écart car la coutume veut que l’invité soit chez lui. La nuit est tombée, nous nous installons pour dormir, fourbus mais heureux de nous trouver là.

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