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9 avril 2006 : Toulouse - Castelnaudary

vendredi 28 avril 2006.


« O Toulouse » du grand Claude Nougaro en guise d’accompagnement...

7h20 debout.

On range les bagages dans la remorque. Tout rentre ! Petit déjeuner et départ : 9h15.

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Enfin, le vrai départ !

En route. Sortie de Toulouse sans pépin. Temps gris et sec. Température agréable. Peu de monde en route.

Nous avions décidé de trouver de quoi pique-niquer au marché de Montgiscard : pas de chance, le village est en hauteur et ça grimpe sec. Malgré la remorque, on y arrive sans gros problème. La maniabilité de la remorque mono roue, de même que sa légèreté, nous comblent. La remorque attire aussi les regards des curieux.

Petit marché bien sympathique dans ce petit village, connu pour son lavoir en bordure du Canal et pour son église au clocher-mur toulousain typique. Un pain, un fromage de chèvre, deux tranches de jambon de pays. On est paré pour le pique-nique. Un petit café pour la descente et on repart. Le soleil fait de timides apparitions.

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Clocher de Montgiscard, typiquement toulousain

Vers le 25ème km, le vent se lève. Pas de chance, il est contraire. Cela rend la progression nettement plus difficile. Pique-nique à l’écluse de Laval (km 34) où nous parvenons à nous abriter quelque peu du vent frais qui forcit encore.

Arrivée au seuil de Naurouze et au partage des eaux. C’est un lieu un peu magique où l’ensemble des eaux recueillies par les rigoles qui descendent de la Montagne Noire et du barrage de Revel hésitent entre couler vers Toulouse et l’océan ou vers Agde et la Méditerranée. Il s’agit donc du point culminant du Canal et l’on s’accorde à dire que tout le génie de Riquet, concepteur du Canal, a été de comprendre cette donnée hydrographique et de la maîtriser.

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Françoise au seuil de Naurouze
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Le seuil de Naurouze où les eaux hésitent entre Océan et Méditerranée

La piste cyclable s’arrête là. Les chemins de terre, de qualités diverses, vont maintenant se succéder. Globalement, cela reste « roulable ». Enfin, petit bistrot à Ségala. Et un p’tit vin blanc, un ! A partir de maintenant, nous « descendons » littéralement vers la Méditerranée. A chaque écluse, il y a un petit signe marquant l’altitude de l’écluse. A l’écluse de Laplanque, nous hésitons longuement sur la direction à prendre pour rejoindre notre chambre d’hôte de Barrié la Source.

Nous y sommes maintenant avec 64,500 km dans les jambes, pas mal pour cette première étape, roulante mais avec un vent opposé. La propriétaire nous offre un verre de jus multivitaminé... cela nous remonte !

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Maison d’hôtes à Barrié-La-Source

Ensuite, elle nous parle de l’histoire de la maison qui fut un des bureaux de Riquet, d’où, grâce à sa position dominante, il pouvait surveiller l’avancement des travaux. Ce serait dans cette maison que les élèves de Lenôtre, le célèbre architecte paysager, auraient conseillé à Riquet de planter des platanes le long des berges du Canal afin de retenir les terres. Les iris ont aussi été massivement utilisés. Légende ou réalité, l’histoire est belle. Une bonne douche nous remet définitivement d’aplomb avant un souper gastronomique : potage au potiron du jardin, crudités avec crêpe de riz, brandade de morue aux poivrons, fromage, salade de fruits. Excellent repas.

22h15 : dodo. La pluie tombe dehors et le vent est toujours fort. Ce gîte offre un bon confort. Notre hôtesse, accueillante, connaît bien sa région et la raconte bien.

La suite du voyage

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